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13 mai 2011

Minuit à Paris, Woody Allen.

 

Minuit à Paris
Un film de Woody  Allen, sorti en France  le 11 mai 2011.

(Par Annie Forest-Abou Mansour)

 

  Minuit-a-Paris_fichefilm_imagesfilm.jpg  Il existe un mythe de Paris dans le monde entier. En effet, depuis des siècles, Paris attire et offre une riche matière à l’imaginaire des étrangers. Cette capitale symbolise pour eux l’élégance, le raffinement, la culture, le bel esprit. Ce cliché est merveilleusement donné à voir et renouvelé dans le film de Woody Allen, Minuit à Paris, sorti le 11 mai 2011.

    Deux jeunes fiancés américains, Gil (Owen Wilson), un écrivain apparemment sans grand talent, et Inez (Rachel McAdams) viennent visiter Paris où ils retrouvent les parents de cette dernière, de riches bourgeois frivoles en voyage d’affaires. Ils rencontrent aussi par hasard un couple d’amis dont le mari donne des conférences à la Sorbonne. Très vite deux univers s’opposent : celui des touristes avides de visites et de sorties et celui de l’écrivain, assoiffé d’art et de littérature, qui étouffe dans le  monde bourgeois et vain de sa future épouse. Alors que le conférencier pédant se contente de réciter ce qu’il sait sur Paris et ses œuvres, l’écrivain revit le passé en pénétrant la ville mythique, la ville lumière, féérique, magique des années 20. A la ville carte postale, esthétique, mais superficielle avec sa Tour Eiffel, le Louvre, l’Arc de Triomphe, Montmartre,  se substitue la vraie ville du début du vingtième siècle. Gil ne se contente pas de la voir, il la vit, l’aime, la comprend. Il plonge chaque nuit après que l’horloge  d’une vieille église sonne minuit, dans un monde onirique, retrouvant l’ambiance festive, cultivée, esthète, lumineuse des années folles. Il pénètre dans un Paris hanté par la présence de tous les artistes qui l’ont parcouru alors et qui revivent sous ses yeux : Hemingway, Dali, Picasso, Gauguin … Il festoie,  dialogue avec eux, évoque même puis  donne à lire son manuscrit pas encore défloré. Gil s’épanouit à Paris et son talent éclate.

    Un merveilleux subtile (le personnage croit à cet univers factice) fissure le réel et entraîne le spectateur dans la capitale cultivée du début du XXe siècle. Paris ouvre la porte à tout un imaginaire, embarquant le spectateur dans une aventure magique où se mêlent le réel, le fantastique, la poésie, la tendresse et l’humour. Ce film constitue un très bel hommage à la Ville Lumière.

13:59 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

L'article m'a donné envie d'aller voir le film, et j'y ai pris beaucoup de plaisir ! Ce film, n'est-ce pas aussi montrer la magie de l'art et du cinéma qui nous permettent de vivre d'autres époques, d'en respirer le parfum ?

Écrit par : zirnhelt christina | 01 juin 2011

Une bouteille à la mer ...fais-moi un signe, la vie est si courte. Je ne connais pas ce film, la poésie et la tendresse me parlent; aller le voir me fera partager avec toi, le parfum du Paris d'autrefois, une ville que j'adore, et la magie du cinéma qui occupe mes heures de solitude...c'est vrai que le parfum du passé laisse dans nos coeurs une trace indélébile qui nous invite à découvrir le parfum d'un présent trop absent...

Écrit par : zirnhelt brigitte | 05 août 2011

Félicitations pour tes magnifiques résultats! Te serrer dans mes bras eût été une joie immense ...

Écrit par : zirnhelt brigitte | 23 juillet 2013

Les commentaires sont fermés.