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13 mai 2018

Parvana, une enfance en Afghanistan

PARVANA, une enfance en Afghanistan    
Nora Twomey    
Au cinéma le 27 juin 2018

 

(Par Annie Forest-Abou Mansour)

 

   image parvana.jpg PARVANA, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey est un magnifique film d’animation à la forme originale. Emouvant, mêlant réalisme et merveilleux,  il montre l’existence des femmes sous le régime des talibans, en Afghanistan,  à travers le regard de Parvana, une fillette de onze ans dans Kaboul ravagée par la guerre. La fillette dont le père est professeur et la mère écrivain se bat contre les talibans, contre la violence faite aux femmes.

    Le père, que Parvana aime plus que tout, -il lui raconte avec tendresse l’histoire et la culture du pays que les talibans font disparaître - est emprisonné injustement.  La famille composée de trois femmes et d’un garçonnet ne peut plus subvenir aux nécessités du quotidien. Sous le régime des talibans, les femmes n’ont ni le droit de travailler ni de sortir seules. Parvana, courageuse, intelligente, sensible,  va alors couper ses longs cheveux noirs et se vêtir en garçon pour aider sa mère et la fratrie.

   

    PARVANA, une enfance en Afghanistan tisse la réalité  (la privation de liberté des femmes, l’insoutenable violence des talibans à leur égard, le véritable visage de ces hommes radicalisés  avec l’ancien élève du père de Parvana, violent à l’égard d’une fillette et d’un infirme,  qui devient lâche lorsqu’il est envoyé au front…) et le merveilleux  avec le poignant conte de Souleiman, métaphore de la situation vécue par les Afghans.

    Les images, les couleurs,  la luminosité qui traverse la poussière sablonneuse de ce pays dévasté par la violence,  la musique, les chœurs féminins captent une multitude d’émotions données à voir et à entendre au spectateur. Le courage des femmes, leur imagination, leur détermination constituent une note d’espoir dans un pays détruit par l’obscurantisme comme le souligne les dernières paroles  du film : « C’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre ».

09:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

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